Infernale conjonction…
Denis Pittet, journaliste *
Le canton de Vaud entre dans une période politiquement agitée. La rentrée «officielle» a eu lieu lundi, mais déjà le tachymètre frôle la zone rouge. Pourquoi? Il suffit d’observer et de relever quelques faits: le 23 octobre prochain auront lieu les élections fédérales. Moins de cinq mois après, le 11 mars, auront lieu les élections cantonales. Les relâches vaudoises se dérouleront du 25 février au 4 mars. La pause de Noël ira du 23 décembre au 8 janvier: tout le monde n’aura pas la chance d’être en vacances, mais tout tournera au ralenti. Et le 4 septembre, soit dans onze jours à peine, a lieu une votation cantonale avec trois objets aussi importants que sensibles : l’initiative populaire «Vivre et voter ici», l’initiative parlementaire concernant l’élection des législatifs à la proportionnelle dans les communes de plus de 3000 habitants et surtout l’initiative populaire «Ecole 2010» et le contre-projet du Conseil d’Etat. Impossible de décrire ici les enjeux de chacun de ces scrutins, sinon de dire qu’ils opposent déjà parfois de façon subtile ou plus directe la droite et la gauche. On relèvera encore en passant qu’un autre sujet est déjà très «chaud» dans le canton : fiscalité et impôts. Les libéraux vaudois ont d’ores et déjà annoncé il ya une semaine qu’ils allaient demander une baisse des impôts devant le Grand Conseil et qu’ils pourraient aller au référendum s’ils n’étaient pas suivi. Ambiance.
Le plus important n’est pas là : il est dans la conjonction élections fédérales-cantonales si proches. Les recalés à Berne devront se repositionner rapidement. Les fédérales vont servir de champ de pré-bataille aux cantonales. Et la campagne des cantonales (avec la pause de Noël et les relâches) se déroulera réellement qu’entre le 9 janvier et le 11 mars, avec le trou des relâches. Autant dire que tout les partis sont déjà sur les dents et à l’affût.
* Délégué à la communication du département de l’Intérieur vaudois
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mercredi 24 août 2011
mercredi 10 août 2011
Chronique du Nouvelliste du 10 août 2011
«Le Café Romand»
Denis Pittet, journaliste *
Je n’ai pas encore eu l’occasion d’évoquer ici un événement lausannois d’importance qui s’est déroulé il y a un peu plus de trois mois: la remise du café «Romand» par sa patronne, Christiane Péclat. L’établissement avait été ouvert par son papa, Louis Péclat, en 1951! Qu’on le veuille ou non et même si le repreneur s’est engagé à «maintenir l’esprit des lieux» (tous les repreneurs disent ça), c’est la fin d’une épopée de plus de 60 ans!
«Le Romand» à Lausanne a fait partie des lieux mythiques de la ville, comme «La Pinte Besson», «Le Central» à l’époque ou encore «La Pomme de Pin» ou même le bar le «PF» (Pré Fleuri, sur l’av. d’Ouchy). Toutes les grandes villes possèdent leurs bistrots mythiques et s’ils sont mythiques, c’est essentiellement parce qu’ils ne changent pas. Il y a des génies qui veulent toujours tout changer et il y a des sages qui misent sur la continuité. Tout le paradoxe de l’époque est bien là: tout va plus vite, mais les gens ont besoin de repères et en matière de repères, le «Romand» méritait la médaille d’or.
La réussite, c’est une équipe qui dure, c’est une patronne omniprésente, c’est l’assurance d’être reçu avec constance, c’est une cuisine régulière et vaudoise. C’est aussi un emplacement à l’angle ouest de la place Saint-François, ce qui est le seul vrai centre de Lausanne depuis toujours. «Le Romand», aussi loin que je me souvienne, n’a jamais changé durant les 40 ans que je l’ai fréquenté, plus ou moins assidûment.
J’adorais pousser la porte du Romand dans les années 80, étudiant, en hiver. Une véritable Madeleine de Proust: du froid, on passait au chaud, une fumée incroyable, mélangée à une odeur suave de fondue ou de papet, et le chant assourdissant de dizaines de conversations toutes plus importantes les unes que les autres. Du Gamay, du Goron, du blanc et puis cette incroyable fresque qui ornait le mur du fond du «Romand», où l’on voit un vigneron contempler le Léman… Cette peinture a donné naissance à plus d’une tirade un brin inspirée et à de sacrés fous rires.
* Délégué à la communication du département de l’Intérieur vaudois
Denis Pittet, journaliste *
Je n’ai pas encore eu l’occasion d’évoquer ici un événement lausannois d’importance qui s’est déroulé il y a un peu plus de trois mois: la remise du café «Romand» par sa patronne, Christiane Péclat. L’établissement avait été ouvert par son papa, Louis Péclat, en 1951! Qu’on le veuille ou non et même si le repreneur s’est engagé à «maintenir l’esprit des lieux» (tous les repreneurs disent ça), c’est la fin d’une épopée de plus de 60 ans!
«Le Romand» à Lausanne a fait partie des lieux mythiques de la ville, comme «La Pinte Besson», «Le Central» à l’époque ou encore «La Pomme de Pin» ou même le bar le «PF» (Pré Fleuri, sur l’av. d’Ouchy). Toutes les grandes villes possèdent leurs bistrots mythiques et s’ils sont mythiques, c’est essentiellement parce qu’ils ne changent pas. Il y a des génies qui veulent toujours tout changer et il y a des sages qui misent sur la continuité. Tout le paradoxe de l’époque est bien là: tout va plus vite, mais les gens ont besoin de repères et en matière de repères, le «Romand» méritait la médaille d’or.
La réussite, c’est une équipe qui dure, c’est une patronne omniprésente, c’est l’assurance d’être reçu avec constance, c’est une cuisine régulière et vaudoise. C’est aussi un emplacement à l’angle ouest de la place Saint-François, ce qui est le seul vrai centre de Lausanne depuis toujours. «Le Romand», aussi loin que je me souvienne, n’a jamais changé durant les 40 ans que je l’ai fréquenté, plus ou moins assidûment.
J’adorais pousser la porte du Romand dans les années 80, étudiant, en hiver. Une véritable Madeleine de Proust: du froid, on passait au chaud, une fumée incroyable, mélangée à une odeur suave de fondue ou de papet, et le chant assourdissant de dizaines de conversations toutes plus importantes les unes que les autres. Du Gamay, du Goron, du blanc et puis cette incroyable fresque qui ornait le mur du fond du «Romand», où l’on voit un vigneron contempler le Léman… Cette peinture a donné naissance à plus d’une tirade un brin inspirée et à de sacrés fous rires.
* Délégué à la communication du département de l’Intérieur vaudois
mercredi 27 juillet 2011
Chronique du Nouvelliste du 27 juillet 2011
Hommage à René C. Bernhard
Denis Pittet, journaliste *
Le 3 juillet dernier est décédé à 73 ans dans une relative indifférence René C. Bernhard. Ce nom ne dira peut-être pas grand-chose à beaucoup de monde, sauf peut-être aux vignerons. René avait dirigé l’Office des vins vaudois (OVV) de 1979 au 30 juin 1999. Vingt ans d’un règne sans partage, car l’homme avait ses idées et son caractère. Retiré de la scène où il avait brillé depuis 11 ans, son décès est donc passé relativement inaperçu, notamment dans la «presse» comme on dit. Et pourtant. René Bernhard avait inventé et mis sur pied les «mardis de la presse» où, périodiquement, il invitait toutes les rédactions vaudoises (et les autres si elles le souhaitaient) dans «sa» Maison de la Vigne et du Vin (une magnifique demeure au chemin de la Vuachère à Lausanne) pour y traiter les plus variés et multiples aspects du monde du vin, avec la présentation d’exposés de spécialistes, suivis de débats qui furent parfois homériques. Nous n’étions pas encore à l’époque du tout au politiquement correct et chacun exprimait ses convictions, qui n’étaient pas forcément celles de l’autre. A la fin, autour d’une bouteille de Calamin, on se réconciliait avant de partager une agape.
René Bernhard est aussi l’homme sous le règne duquel le fameux concours «Jean-Louis» du Comptoir suisse a connu ses plus grandes heures de gloire. La fréquentation était énorme. Le concours des millésimes rouges et blancs était un must et on y retrouvait tous les amateurs (et professionnels) éclairés du monde vitivinicole vaudois.
Parfaitement bilingue français-suisse allemand, René a également œuvré très largement du côté de Zürich pour y faire connaître et vendre les vins vaudois. Il animait les baptêmes de la vendange et n’hésitait jamais à prendre son bâton de pèlerin pour aller prêcher ses idées et enseigner un marketing que tous les vignerons vaudois «traditionnalistes» de l’époque ne comprenaient pas forcément. Sans être un visionnaire total, René était un homme de son temps et un battant rare. Enfin, et cela s’est peut-être moins su, il avait le cœur sur la main et était fidèle en amitié.
* Délégué à la communication du département de l’Intérieur vaudois
Denis Pittet, journaliste *
Le 3 juillet dernier est décédé à 73 ans dans une relative indifférence René C. Bernhard. Ce nom ne dira peut-être pas grand-chose à beaucoup de monde, sauf peut-être aux vignerons. René avait dirigé l’Office des vins vaudois (OVV) de 1979 au 30 juin 1999. Vingt ans d’un règne sans partage, car l’homme avait ses idées et son caractère. Retiré de la scène où il avait brillé depuis 11 ans, son décès est donc passé relativement inaperçu, notamment dans la «presse» comme on dit. Et pourtant. René Bernhard avait inventé et mis sur pied les «mardis de la presse» où, périodiquement, il invitait toutes les rédactions vaudoises (et les autres si elles le souhaitaient) dans «sa» Maison de la Vigne et du Vin (une magnifique demeure au chemin de la Vuachère à Lausanne) pour y traiter les plus variés et multiples aspects du monde du vin, avec la présentation d’exposés de spécialistes, suivis de débats qui furent parfois homériques. Nous n’étions pas encore à l’époque du tout au politiquement correct et chacun exprimait ses convictions, qui n’étaient pas forcément celles de l’autre. A la fin, autour d’une bouteille de Calamin, on se réconciliait avant de partager une agape.
René Bernhard est aussi l’homme sous le règne duquel le fameux concours «Jean-Louis» du Comptoir suisse a connu ses plus grandes heures de gloire. La fréquentation était énorme. Le concours des millésimes rouges et blancs était un must et on y retrouvait tous les amateurs (et professionnels) éclairés du monde vitivinicole vaudois.
Parfaitement bilingue français-suisse allemand, René a également œuvré très largement du côté de Zürich pour y faire connaître et vendre les vins vaudois. Il animait les baptêmes de la vendange et n’hésitait jamais à prendre son bâton de pèlerin pour aller prêcher ses idées et enseigner un marketing que tous les vignerons vaudois «traditionnalistes» de l’époque ne comprenaient pas forcément. Sans être un visionnaire total, René était un homme de son temps et un battant rare. Enfin, et cela s’est peut-être moins su, il avait le cœur sur la main et était fidèle en amitié.
* Délégué à la communication du département de l’Intérieur vaudois
mardi 12 juillet 2011
Chronique du Nouvelliste du 13 juillet 2011: la Swissgolfweek
Les 10 ans de la Swissgolfweek
Denis Pittet, journaliste *
Dans cinq jours, soit dès lundi, 474 golfeuses et golfeurs vont envahir pacifiquement le Valais pour une semaine. Les parcours de Sion, Crans, Sierre et Loèche accueillent en effet la «Swissgolfweek» (SGW), qui fête ses dix ans d’existence. La «Swissgolfweek» est la plus grande compétition amateur de Suisse. Répartis en 4 groupes, les joueurs «tournent» sur les 4 parcours durant 4 jours, le lundi étant la journée d’accueil (à Sion) où tout le monde se retrouve et participe à des concours et des animations.
C’est au sein de l’ASGI (association suisse des golfeurs indépendants) que l’idée un peu folle d’organiser cette compétition a germé. Ils sont trois, un jour d’octobre ou de novembre 2001, à lancer le truc : Pascal Germanier, secrétaire général, Pierre-Alain Bally, trésorier et Yves Hofstetter, alors président, aujourd’hui membre d’honneur de l’ASG. Pascal Germanier : «Nous voulions une compét spéciale, amusante, originale, grande, populaire. Le concept de départ est toujours celui d’aujourd’hui : 4 jours, 4 clubs et 400 joueurs». Ses potes lui disent OK et visent deux ans de préparation. Germanier fait le forcing. La première SGW se tient 7 mois plus tard en août 2002, aux golfs des Bois, Vuissens, Payerne et Gruyère. Un exploit, 290 joueurs, 446 en 2003, 474 depuis deux ans ! Le pari des dix ans était de centraliser la SGW en Valais et de jouer Crans, un mois et demi avant l’Open. Les places, cette année, ont été très chères et il faut savoir encore que les Suisses allemands adorent venir jouer une compétition qui s’est toujours déroulée sur le plateau romand.
Vous savez tout sauf l’essentiel : l’ambiance. A la SGW, on rit, on pleure, on joue, on en peut plus, on boit des verres, on se lève parfois très tôt ou couche trop tard, on apprend l’amitié, l’humilité, on découvre des parcours, on rejoue dans des endroits merveilleux et on est encadré par une équipe juste fantastique. Tout est dit ou presque. En fait, c’est un livre qu’il faudrait écrire sur cette fantastique aventure sportive et humaine.
* Délégué à la communication du département de l’Intérieur vaudois
Denis Pittet, journaliste *
Dans cinq jours, soit dès lundi, 474 golfeuses et golfeurs vont envahir pacifiquement le Valais pour une semaine. Les parcours de Sion, Crans, Sierre et Loèche accueillent en effet la «Swissgolfweek» (SGW), qui fête ses dix ans d’existence. La «Swissgolfweek» est la plus grande compétition amateur de Suisse. Répartis en 4 groupes, les joueurs «tournent» sur les 4 parcours durant 4 jours, le lundi étant la journée d’accueil (à Sion) où tout le monde se retrouve et participe à des concours et des animations.
C’est au sein de l’ASGI (association suisse des golfeurs indépendants) que l’idée un peu folle d’organiser cette compétition a germé. Ils sont trois, un jour d’octobre ou de novembre 2001, à lancer le truc : Pascal Germanier, secrétaire général, Pierre-Alain Bally, trésorier et Yves Hofstetter, alors président, aujourd’hui membre d’honneur de l’ASG. Pascal Germanier : «Nous voulions une compét spéciale, amusante, originale, grande, populaire. Le concept de départ est toujours celui d’aujourd’hui : 4 jours, 4 clubs et 400 joueurs». Ses potes lui disent OK et visent deux ans de préparation. Germanier fait le forcing. La première SGW se tient 7 mois plus tard en août 2002, aux golfs des Bois, Vuissens, Payerne et Gruyère. Un exploit, 290 joueurs, 446 en 2003, 474 depuis deux ans ! Le pari des dix ans était de centraliser la SGW en Valais et de jouer Crans, un mois et demi avant l’Open. Les places, cette année, ont été très chères et il faut savoir encore que les Suisses allemands adorent venir jouer une compétition qui s’est toujours déroulée sur le plateau romand.
Vous savez tout sauf l’essentiel : l’ambiance. A la SGW, on rit, on pleure, on joue, on en peut plus, on boit des verres, on se lève parfois très tôt ou couche trop tard, on apprend l’amitié, l’humilité, on découvre des parcours, on rejoue dans des endroits merveilleux et on est encadré par une équipe juste fantastique. Tout est dit ou presque. En fait, c’est un livre qu’il faudrait écrire sur cette fantastique aventure sportive et humaine.
* Délégué à la communication du département de l’Intérieur vaudois
mercredi 6 juillet 2011
Chronique du Nouvelliste du mercredi 6 juillet 2011
Des radars et des flashes
Denis Pittet, journaliste *
Je ne dirai pas par quelle police ni dans quelle commune vaudoise je me suis fait attraper au radar le vendredi 3 juin à 7 h 22, mais je dirai que c’était le vendredi de l’Ascension, que beaucoup de gens faisaient le pont et que ceux qui allaient travailler avaient plus de place pour aller moins lentement que d’habitude, surtout au milieu de nulle part, sans école, sans maison…
Ce préambule posé, lorsque dans une soirée où vous êtes à table avec des gens que vous connaissez peu, il y a, comme ça, un ou deux sujets classiques que vous pouvez proposer pour être sûr de relancer la discussion : l’informatique (Êtes-vous mac ou PC ?) et… les radars. Justement, nous évoquions l’autre jour Lausanne et l’époque bénie où les contrôles étaient rares et les boîtes vertes surveillant les feux tout autant. On a même parié sur l’année de la pose de la première boîte verte et – grâce à l’amabilité du service de presse de la police lausannoise - voici quelques chiffres qui - c’est selon - vous feront peur ou rêver.
C’est en 1976 qu’est posée la première installation de surveillance des feux rouges, au sommet de l’av. Ruchonnet ; la deuxième suit en 1977, la troisième en 1978. Le rythme est donné : en 2011, elles sont 17 et beaucoup plus perfectionnées, puisqu’elles mesurent également la vitesse. Une époque est aussi révolue : durant longtemps, la police lausannoise mettait hors-service ces installations durant les Fêtes de Noël…
Hors des appareils surveillant les feux, il y avait eu en 1980 en tout et pour tout 76 contrôles de vitesse à Lausanne. (Moi, ca me fait philosopher). En 1990, 130 contrôles. Et en 2010, il y en a eu… 2'139 ! Ce qui est très intéressant, c’est que le taux des infractions relevées avec 76 contrôles en 1980 avait été de 4,56%. Et ce même taux d’infractions en 2010 a été de 4,71%.
De quoi nourrir les discussions…
* Délégué à la communication du département de l’Intérieur vaudois
Denis Pittet, journaliste *
Je ne dirai pas par quelle police ni dans quelle commune vaudoise je me suis fait attraper au radar le vendredi 3 juin à 7 h 22, mais je dirai que c’était le vendredi de l’Ascension, que beaucoup de gens faisaient le pont et que ceux qui allaient travailler avaient plus de place pour aller moins lentement que d’habitude, surtout au milieu de nulle part, sans école, sans maison…
Ce préambule posé, lorsque dans une soirée où vous êtes à table avec des gens que vous connaissez peu, il y a, comme ça, un ou deux sujets classiques que vous pouvez proposer pour être sûr de relancer la discussion : l’informatique (Êtes-vous mac ou PC ?) et… les radars. Justement, nous évoquions l’autre jour Lausanne et l’époque bénie où les contrôles étaient rares et les boîtes vertes surveillant les feux tout autant. On a même parié sur l’année de la pose de la première boîte verte et – grâce à l’amabilité du service de presse de la police lausannoise - voici quelques chiffres qui - c’est selon - vous feront peur ou rêver.
C’est en 1976 qu’est posée la première installation de surveillance des feux rouges, au sommet de l’av. Ruchonnet ; la deuxième suit en 1977, la troisième en 1978. Le rythme est donné : en 2011, elles sont 17 et beaucoup plus perfectionnées, puisqu’elles mesurent également la vitesse. Une époque est aussi révolue : durant longtemps, la police lausannoise mettait hors-service ces installations durant les Fêtes de Noël…
Hors des appareils surveillant les feux, il y avait eu en 1980 en tout et pour tout 76 contrôles de vitesse à Lausanne. (Moi, ca me fait philosopher). En 1990, 130 contrôles. Et en 2010, il y en a eu… 2'139 ! Ce qui est très intéressant, c’est que le taux des infractions relevées avec 76 contrôles en 1980 avait été de 4,56%. Et ce même taux d’infractions en 2010 a été de 4,71%.
De quoi nourrir les discussions…
* Délégué à la communication du département de l’Intérieur vaudois
vendredi 17 juin 2011
Chronique du Nouvelliste du 16 juin 2001
Portrait des Valaisans via FB
Denis Pittet, journaliste *
Amis de la modernité et des réseaux sociaux, bonjour. Si vous n’êtes pas sur Facebook, Twitter, LinkedIn, My Space, Viadeo, vous êtes «out»! Publiez, partagez, échangez, dites «J’aime» et envoyez des «pokes» ! Bon, ni une, ni deux, j’ai donc lancé cet appel sur Facebook : «Dans le but de rédiger ma chronique, j'aimerais savoir ce que vous pensez des Valaisans. La question s'adresse à tout le monde sauf les Valaisans. Il n'y a aucune restriction pour les réponses, vous pouvez aborder tous les thèmes». J’insiste à ce stade pour préciser qu’une telle démarche a valeur de sondage à prendre au sérieux. Je vous rappelle que tous les médias dignes de ce nom utilisent et promeuvent l’usage des réseaux sociaux.
Passons aux résultats. Je vous livre un condensé que j’espère le plus fidèle possible aux réponses reçues. Voici donc le Valaisan vu par les Vaudois de FB: «Ils sont des petits taurillons fougueux qui vous embarquent ou vous piétinent. Ils sont chaleureux et très hospitaliers, de bons vivants avec des principes bien ancrés. J'aime leurs avis tranchés, leur détermination dans leurs activités, leur indifférence par rapport au qu'en dira-t-on, leur joie de vivre, leur accent, leur côté italien... Du roc, ces Valaisans! Ils sont teigneux et adorables, bougons et plein d'humour, renfermés et accueillants. Bref plein de paradoxes comme toutes les personnes de valeur. Leur seul défaut ? Dire chalé, lé et Valé au lieu de chalET, lAIT et ValAIS. On les adore. Même si ils nous le rendent très mal. Avec les Valaisans, il n'a y a pas tellement de milieu. Tu es accepté, avec tout ce que ça comporte, ou tu es rejeté avec tout ce que ça comporte. Si un Valaisan dit: «Tu mets plus les pieds chez moi», tu n'as plus besoin de te pointer! Un ajoute. «J'aimerais simplement que le Chablais vaudois soit rattaché au Valais. Ca réglerait tous nos problèmes». Enfin, «cette fierté d'être Valaisan a un côté parfois agaçant: c'est le canton le plus beau, où il fait toujours soleil, où il y a le meilleur vin... Et puis surtout, surtout, il y a la Coupe suisse de foot: à tellement se vanter, je rêve chaque fois que Sion trébuche, juste pour ne plus les entendre fanfaronner. Presque comme pour les Bleus, finalement... Les Valaisans seraient-ils "nos" Français?».
Oh!
* Délégué à la communication du département de l’Intérieur vaudois
Denis Pittet, journaliste *
Amis de la modernité et des réseaux sociaux, bonjour. Si vous n’êtes pas sur Facebook, Twitter, LinkedIn, My Space, Viadeo, vous êtes «out»! Publiez, partagez, échangez, dites «J’aime» et envoyez des «pokes» ! Bon, ni une, ni deux, j’ai donc lancé cet appel sur Facebook : «Dans le but de rédiger ma chronique, j'aimerais savoir ce que vous pensez des Valaisans. La question s'adresse à tout le monde sauf les Valaisans. Il n'y a aucune restriction pour les réponses, vous pouvez aborder tous les thèmes». J’insiste à ce stade pour préciser qu’une telle démarche a valeur de sondage à prendre au sérieux. Je vous rappelle que tous les médias dignes de ce nom utilisent et promeuvent l’usage des réseaux sociaux.
Passons aux résultats. Je vous livre un condensé que j’espère le plus fidèle possible aux réponses reçues. Voici donc le Valaisan vu par les Vaudois de FB: «Ils sont des petits taurillons fougueux qui vous embarquent ou vous piétinent. Ils sont chaleureux et très hospitaliers, de bons vivants avec des principes bien ancrés. J'aime leurs avis tranchés, leur détermination dans leurs activités, leur indifférence par rapport au qu'en dira-t-on, leur joie de vivre, leur accent, leur côté italien... Du roc, ces Valaisans! Ils sont teigneux et adorables, bougons et plein d'humour, renfermés et accueillants. Bref plein de paradoxes comme toutes les personnes de valeur. Leur seul défaut ? Dire chalé, lé et Valé au lieu de chalET, lAIT et ValAIS. On les adore. Même si ils nous le rendent très mal. Avec les Valaisans, il n'a y a pas tellement de milieu. Tu es accepté, avec tout ce que ça comporte, ou tu es rejeté avec tout ce que ça comporte. Si un Valaisan dit: «Tu mets plus les pieds chez moi», tu n'as plus besoin de te pointer! Un ajoute. «J'aimerais simplement que le Chablais vaudois soit rattaché au Valais. Ca réglerait tous nos problèmes». Enfin, «cette fierté d'être Valaisan a un côté parfois agaçant: c'est le canton le plus beau, où il fait toujours soleil, où il y a le meilleur vin... Et puis surtout, surtout, il y a la Coupe suisse de foot: à tellement se vanter, je rêve chaque fois que Sion trébuche, juste pour ne plus les entendre fanfaronner. Presque comme pour les Bleus, finalement... Les Valaisans seraient-ils "nos" Français?».
Oh!
* Délégué à la communication du département de l’Intérieur vaudois
vendredi 3 juin 2011
Chronique du Nouvelliste du 1er juin 2011
Bouchon vaudois
«Un jeune homme abattu»
Denis Pittet, journaliste *
J’ai eu l’occasion dans ces colonnes d’évoquer le Festival de la Cité à Lausanne. L’édition 2011 débute dans 27 jours (28 juin – 3 juillet) et ce sera le 40e anniversaire! Ca ne nous rajeunit pas. Enfin, surtout moi qui, dès 1974, ai fréquenté assidûment la manifestation. Le quotidien «24 Heures» consacre chaque jour un article dédié au 40e anniversaire du Festival, en passant en revue un événement ou un spectacle en remontant le temps chaque année depuis 1972.
Dans le journal du 23 mai dernier, l’année1982 était évoquée. Cette année-là, le soir du 19 juin, un jeune homme de 18 ans se faisait tirer une balle de calibre 38 dans le ventre par un homme de 55 ans, physicien de profession et passionné d’armes à feu, devant le portail de la Cathédrale, au milieu de la foule. Le meurtrier sera condamné à 12 ans de réclusion l’année suivante. Une bousculade, une bande de jeunes, un drame. Je me souviens comme si c’était hier de cette histoire. Elle avait déclenché un immense émoi. Le drame s’était passé au milieu d’une foule immense et à un endroit relativement étroit, où les gens passaient serrés les uns contre les autres. Il y avait eu une bagarre entre punks et «Warriors» et je pense que les choses auraient encore pu être plus graves ce soir-là. Le plus fou avec ces faits divers comme on les appelle dans la presse, c’est que les gens présents ce soir-là quelques centaines de mètres plus haut (dont moi), n’ont strictement rien su du drame avant de lire les journaux.
Si je vous rappelle cette histoire, c’est qu’autre chose m’a terriblement frappé en lisant «24 Heures » le 23 mai : le journal reproduit l’article relatant les faits le lundi 21 juin. Titre factuel : «Un jeune homme abattu» et trois colonnes, des témoignages, du factuel. Ni plus, ni moins. Près de 30 ans après, je me suis demandé et je me demande toujours (même je si pense tenir la réponse) ce qu’auraient fait les journaux aujourd’hui avec pareille histoire…
* Délégué à la communication du département de l’Intérieur vaudois
«Un jeune homme abattu»
Denis Pittet, journaliste *
J’ai eu l’occasion dans ces colonnes d’évoquer le Festival de la Cité à Lausanne. L’édition 2011 débute dans 27 jours (28 juin – 3 juillet) et ce sera le 40e anniversaire! Ca ne nous rajeunit pas. Enfin, surtout moi qui, dès 1974, ai fréquenté assidûment la manifestation. Le quotidien «24 Heures» consacre chaque jour un article dédié au 40e anniversaire du Festival, en passant en revue un événement ou un spectacle en remontant le temps chaque année depuis 1972.
Dans le journal du 23 mai dernier, l’année1982 était évoquée. Cette année-là, le soir du 19 juin, un jeune homme de 18 ans se faisait tirer une balle de calibre 38 dans le ventre par un homme de 55 ans, physicien de profession et passionné d’armes à feu, devant le portail de la Cathédrale, au milieu de la foule. Le meurtrier sera condamné à 12 ans de réclusion l’année suivante. Une bousculade, une bande de jeunes, un drame. Je me souviens comme si c’était hier de cette histoire. Elle avait déclenché un immense émoi. Le drame s’était passé au milieu d’une foule immense et à un endroit relativement étroit, où les gens passaient serrés les uns contre les autres. Il y avait eu une bagarre entre punks et «Warriors» et je pense que les choses auraient encore pu être plus graves ce soir-là. Le plus fou avec ces faits divers comme on les appelle dans la presse, c’est que les gens présents ce soir-là quelques centaines de mètres plus haut (dont moi), n’ont strictement rien su du drame avant de lire les journaux.
Si je vous rappelle cette histoire, c’est qu’autre chose m’a terriblement frappé en lisant «24 Heures » le 23 mai : le journal reproduit l’article relatant les faits le lundi 21 juin. Titre factuel : «Un jeune homme abattu» et trois colonnes, des témoignages, du factuel. Ni plus, ni moins. Près de 30 ans après, je me suis demandé et je me demande toujours (même je si pense tenir la réponse) ce qu’auraient fait les journaux aujourd’hui avec pareille histoire…
* Délégué à la communication du département de l’Intérieur vaudois
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