Le collège de Béthusy a 75 ans
Denis Pittet, journaliste *
Il y a à Lausanne des institutions. Le collège de Béthusy en est une. Il fête cette année ses 75 ans. Les 13 et 14 janvier derniers, deux soirées «informelles» ont ainsi et déjà réunis anciens élèves et professeurs de tous âges. Cette fin de mois verra aussi se dérouler un spectacle «I love Béthusy» qui rassemblera sur la scène de l’aula plus de 100 élèves pour un spectacle rétrospectif
Pourquoi Béthusy est-il plus connu que les autres collèges lausannois? Le 25 février 1908, une loi sur l’instruction publique secondaire est adoptée dans le canton de Vaud et consacre l’existence d’un collège scientifique et classique cantonal. Dès 1937, ce sera Béthusy et il le restera seul pour longtemps. Comme le gymnase de la Cité, consacré établissement cantonal scientifique et classique. Jusqu’à la fin des années 60, il n’y aura pas d’autres établissements pour la filière qui conduisait naturellement à l’Université. Gamin, je me souviens d’avoir vu les «grands» porter obligatoirement la casquette et l’olive, qui signifiaient leur appartenance à Béthusy.
Béthusy, c’était des professeurs ayant marqué leurs élèves. Des figures, souvent sévères et parfois des érudits. Je charrie. C’était des traditions «énormes» : les camps à Luan, les camps de dessin à Payerne, la semaine aux Chevalleyres, les voyages de certif en Provence, le match de foot profs-élèves en fin d’année. Béthusy, c’était six ans passés dans le même établissement entre 11 et 16 ans, des années-charnières dans nos vies d’ados.
Pour moi, dans les années 70, ca sentait les Beatles contre les Rollings Stones, la «Nénette», du nom d’un kiosque et d’une placette de l’autre côté de la rue qui nous étaient interdits et où se fumaient des cigarettes. C’était le temps des vélomoteurs, des cirés jaunes, des sabots blancs, des pulls «University», des boums le samedi soir et de la photo noir blanc des copines. C’était une époque belle et bénite.
* Délégué à la communication du département de l’Intérieur vaudois
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jeudi 22 mars 2012
mercredi 7 mars 2012
Chronique du Nouvelliste du mercredi 7 mars 2012
Adieu Triathlon, bonjour danger!
Denis Pittet, journaliste *
La nouvelle n’a pas fait de bruit. Quelques lignes dans 24 Heures du vendredi 2 mars sur deux petites colonnes dans les pages sportives : «Lausanne n’accueillera plus les Mondiaux de triathlon». Rien de grave en soi, finalement… Voire.
Cette «perte» est à mon avis très inquiétante et malheureusement emblématique d’un phénomène qui ronge insidieusement la Capitale olympique depuis des années. 24 Heures explique : «La capitale vaudoise n’a pas pu répondre aux prétentions (financières, ndlr) de la Fédération internationale».
Retour sur images. Dès 1981 avec l’arrivée de Samaranch à Lausanne, la ville va connaître l’organisation d’une série impressionnante d’événements sportifs. Non seulement la création des 20 Km de Lausanne ou du Marathon, mais des championnats d’Europe de patinage (2002), des championnats du monde de curling (2001), des finales européennes de basket, des championnats d’Europe de gymnastique (2008)…. Beaucoup de grosses manifestations pour une si petite ville – on peut le concéder - initiées et «poussées» par le CIO et Samaranch.
Le Catalan ayant cédé sa place à Rogge, tout change. Peu à peu, Lausanne perd des événements sportifs phares alors que la Municipalité préfère et privilégie le sport populaire.
Pour conserver à terme le siège du CIO et celui des Fédérations sportives internationales, Lausanne ne peut et ne doit pas se contenter d’une politique sportive minimaliste. Il faut du sport populaire ET des événements phares.
Les sollicitations souterraines que reçoit régulièrement le CIO pour quitter Lausanne et s’installer dans des capitales prestigieuses devraient inquiéter les responsables politiques et sportifs. Laisser «filer» les Mondiaux de triathlon à Stockholm pour un manque de150'000 francs est le pire des signaux à donner.
Suivant quel président succédera à Jacques Rogge en juillet 2013 (en particulier un Asiatique), on ne doit pas exclure que le CIO déménage avec armes et bagages. Il sera alors trop tard pour se lamenter sur ce qui n’a pas été fait.
* Délégué à la communication du département de l’Intérieur vaudois
Denis Pittet, journaliste *
La nouvelle n’a pas fait de bruit. Quelques lignes dans 24 Heures du vendredi 2 mars sur deux petites colonnes dans les pages sportives : «Lausanne n’accueillera plus les Mondiaux de triathlon». Rien de grave en soi, finalement… Voire.
Cette «perte» est à mon avis très inquiétante et malheureusement emblématique d’un phénomène qui ronge insidieusement la Capitale olympique depuis des années. 24 Heures explique : «La capitale vaudoise n’a pas pu répondre aux prétentions (financières, ndlr) de la Fédération internationale».
Retour sur images. Dès 1981 avec l’arrivée de Samaranch à Lausanne, la ville va connaître l’organisation d’une série impressionnante d’événements sportifs. Non seulement la création des 20 Km de Lausanne ou du Marathon, mais des championnats d’Europe de patinage (2002), des championnats du monde de curling (2001), des finales européennes de basket, des championnats d’Europe de gymnastique (2008)…. Beaucoup de grosses manifestations pour une si petite ville – on peut le concéder - initiées et «poussées» par le CIO et Samaranch.
Le Catalan ayant cédé sa place à Rogge, tout change. Peu à peu, Lausanne perd des événements sportifs phares alors que la Municipalité préfère et privilégie le sport populaire.
Pour conserver à terme le siège du CIO et celui des Fédérations sportives internationales, Lausanne ne peut et ne doit pas se contenter d’une politique sportive minimaliste. Il faut du sport populaire ET des événements phares.
Les sollicitations souterraines que reçoit régulièrement le CIO pour quitter Lausanne et s’installer dans des capitales prestigieuses devraient inquiéter les responsables politiques et sportifs. Laisser «filer» les Mondiaux de triathlon à Stockholm pour un manque de150'000 francs est le pire des signaux à donner.
Suivant quel président succédera à Jacques Rogge en juillet 2013 (en particulier un Asiatique), on ne doit pas exclure que le CIO déménage avec armes et bagages. Il sera alors trop tard pour se lamenter sur ce qui n’a pas été fait.
* Délégué à la communication du département de l’Intérieur vaudois
mercredi 22 février 2012
Chronique du Nouvelliste du mercredi 22 février 2012
Adieu, 39 av. de la Gare !
Denis Pittet, journaliste *
La démolition, ces jours, du 39 de l’avenue de la Gare à Lausanne fait couler un peu d’encre. On peut y voir plusieurs symboles. Dans quelques semaines, la raison sociale «Edipresse» disparaîtra au profit de Tamedia. Pour le moins la fin d’une époque. L’avenue de la Gare est le symbole de la presse lausannoise et vaudoise. La «Tour», sise au numéro 33, inaugurée en 1964, en est l’emblème. Mais il est piquant de relever qu’à l’instant où va disparaître Edipresse disparaît avec elle «LE» dernier bâtiment historique de l’entreprise. C’est le premier symbole.
Le second symbole qui frappe est le peu d’intérêt, relevant par ailleurs du simple devoir de mémoire que chaque entreprise devrait avoir, montré par les journaux d’Edipresse sur la vie du 39 de l’avenue de la Gare. C’est en 1911 que les Imprimeries Réunies s’installent dans un bâtiment neuf à l’av. de la Gare. Tout le pâté de maisons actuel (Rosemont, Rasude) est investi par les ateliers, bureaux et entrepôts, dont le fameux 39, immeuble construit en 1895 par le docteur Oscar Rapin sous la direction de l’architecte veveysan Francis Isoz.
C’est dans ces locaux qu’ont vécu longtemps et côte-à-côte les deux rédactions de la «Feuille d’Avis de Lausanne » et de la «Tribune de Lausanne». Même après la mise en service de la Tour, le 39 continuera toujours et jusqu’à sa fin d’abriter des rédactions, comme celles de Fémina, de Bilan ou du Pôle TV pour ne citer qu’eux. Mais le 39 a caché aussi des… caves (ou devaient dormir quelques bouteilles de Crosex grillé), un vieil ascenseur incroyable, le «garage» et sa pompe à essence, où les grands directeurs d’Edipresse faisaient laver leurs voitures et mettre leurs pneus d’hiver et – peu le savent – dans les combles, un «salon» où à la fin des années 60 ne devaient pas se raconter que des contes pour enfants…
* Délégué à la communication du département de l’Intérieur vaudois
Denis Pittet, journaliste *
La démolition, ces jours, du 39 de l’avenue de la Gare à Lausanne fait couler un peu d’encre. On peut y voir plusieurs symboles. Dans quelques semaines, la raison sociale «Edipresse» disparaîtra au profit de Tamedia. Pour le moins la fin d’une époque. L’avenue de la Gare est le symbole de la presse lausannoise et vaudoise. La «Tour», sise au numéro 33, inaugurée en 1964, en est l’emblème. Mais il est piquant de relever qu’à l’instant où va disparaître Edipresse disparaît avec elle «LE» dernier bâtiment historique de l’entreprise. C’est le premier symbole.
Le second symbole qui frappe est le peu d’intérêt, relevant par ailleurs du simple devoir de mémoire que chaque entreprise devrait avoir, montré par les journaux d’Edipresse sur la vie du 39 de l’avenue de la Gare. C’est en 1911 que les Imprimeries Réunies s’installent dans un bâtiment neuf à l’av. de la Gare. Tout le pâté de maisons actuel (Rosemont, Rasude) est investi par les ateliers, bureaux et entrepôts, dont le fameux 39, immeuble construit en 1895 par le docteur Oscar Rapin sous la direction de l’architecte veveysan Francis Isoz.
C’est dans ces locaux qu’ont vécu longtemps et côte-à-côte les deux rédactions de la «Feuille d’Avis de Lausanne » et de la «Tribune de Lausanne». Même après la mise en service de la Tour, le 39 continuera toujours et jusqu’à sa fin d’abriter des rédactions, comme celles de Fémina, de Bilan ou du Pôle TV pour ne citer qu’eux. Mais le 39 a caché aussi des… caves (ou devaient dormir quelques bouteilles de Crosex grillé), un vieil ascenseur incroyable, le «garage» et sa pompe à essence, où les grands directeurs d’Edipresse faisaient laver leurs voitures et mettre leurs pneus d’hiver et – peu le savent – dans les combles, un «salon» où à la fin des années 60 ne devaient pas se raconter que des contes pour enfants…
* Délégué à la communication du département de l’Intérieur vaudois
mercredi 8 février 2012
Chronique du Nouvelliste du mercredi 8 février 2012
La batte de baseball de Grandson
Denis Pittet, journaliste *
Une des scènes de cinéma les plus violentes que j’aie vu se déroule dans «Casino» de Martin Scorsese. «Casino» raconte l’histoire de Las Vegas et des luttes entre mafia et syndicats pour la maîtrise des casinos et du pognon qui va avec…Un des personnages, Spilotro - et son frère - sont battus à coups de batte de baseball et enterrés vivant lors d'une réunion entre mafieux dans un champ de maïs de l’Indiana… Cette scène est atroce. La batte de baseball reste dans l’inconscient collectif comme étant une arme d’une puissance dévastatrice terrible. Elle apparaît plus récemment dans une scène d’ «Inglourious Basterds» où Donny Donowitz, dit «L’ours juif», fracasse le crâne d’un sergent allemand.
Il ya quelques années dans l’ouest lausannois, une bagarre pour une futilité était intervenue entre automobilistes. De mémoire, la police avait trouvé dans le coffre de la voiture d’un des protagonistes une… batte de baseball. Vous me voyez venir?
Mardi 31 janvier à Grandson, le concierge d’un établissement scolaire, clairement provoqué par deux ados de 17 et 19 ans, a frappé ces derniers avec une… batte de baseball. Les deux coups ont valu cinq points de suture au crâne du premier ado et des hématomes au bras du second. Tout le monde a compris suite à ce fait divers hélas aussi idiot qu’emblématique de la situation actuelle que taper avec une batte de baseball ne se fait pas du tout, mais qu’hélas cela se fait quand même.
Prenons quelques titres de première page de 24 Heures de ces derniers jours : «Pour les policiers, il est urgent d’augmenter les effectifs» (1er février) ; « La riposte des commerces vaudois face aux braquages» (31 janvier) ; «Jacques Antenen enjoint les commerçant à se protéger» (28 janvier) ; «Braquage au cœur de Lausanne» (27 janvier).
Psychose, fantasmes ou réalité ? Quand la loi des Hommes devient insuffisante, c’est la loi de la Nature qui reprend le dessus…
Il est urgent de relire Protagoras, Locke ou Hobbes.
* Délégué à la communication du département de l’Intérieur vaudois
Denis Pittet, journaliste *
Une des scènes de cinéma les plus violentes que j’aie vu se déroule dans «Casino» de Martin Scorsese. «Casino» raconte l’histoire de Las Vegas et des luttes entre mafia et syndicats pour la maîtrise des casinos et du pognon qui va avec…Un des personnages, Spilotro - et son frère - sont battus à coups de batte de baseball et enterrés vivant lors d'une réunion entre mafieux dans un champ de maïs de l’Indiana… Cette scène est atroce. La batte de baseball reste dans l’inconscient collectif comme étant une arme d’une puissance dévastatrice terrible. Elle apparaît plus récemment dans une scène d’ «Inglourious Basterds» où Donny Donowitz, dit «L’ours juif», fracasse le crâne d’un sergent allemand.
Il ya quelques années dans l’ouest lausannois, une bagarre pour une futilité était intervenue entre automobilistes. De mémoire, la police avait trouvé dans le coffre de la voiture d’un des protagonistes une… batte de baseball. Vous me voyez venir?
Mardi 31 janvier à Grandson, le concierge d’un établissement scolaire, clairement provoqué par deux ados de 17 et 19 ans, a frappé ces derniers avec une… batte de baseball. Les deux coups ont valu cinq points de suture au crâne du premier ado et des hématomes au bras du second. Tout le monde a compris suite à ce fait divers hélas aussi idiot qu’emblématique de la situation actuelle que taper avec une batte de baseball ne se fait pas du tout, mais qu’hélas cela se fait quand même.
Prenons quelques titres de première page de 24 Heures de ces derniers jours : «Pour les policiers, il est urgent d’augmenter les effectifs» (1er février) ; « La riposte des commerces vaudois face aux braquages» (31 janvier) ; «Jacques Antenen enjoint les commerçant à se protéger» (28 janvier) ; «Braquage au cœur de Lausanne» (27 janvier).
Psychose, fantasmes ou réalité ? Quand la loi des Hommes devient insuffisante, c’est la loi de la Nature qui reprend le dessus…
Il est urgent de relire Protagoras, Locke ou Hobbes.
* Délégué à la communication du département de l’Intérieur vaudois
mercredi 25 janvier 2012
Chronique du Nouvelliste du mercredi 25 janvier 2012
Un tunnel sous le lac
Denis Pittet, journaliste *
Mercredi dernier 18 janvier à Berne, la conseillère fédérale Doris Leuthard présente son plan anti-bouchons pour un réseau autoroutier suisse «asphyxié». En 2010, près de 16’00 (!) heures de bouchons ont été comptabilisées, en augmentation de 35% par rapport aux résultats mesurés en 2009. Pour 2030, l’Office fédéral des routes (OFROU) prédit carrément l’apocalypse.
Dans le canton de Vaud, la région de Morges est un véritable pont noir de la circulation. Sa résolution (donc des moyens financiers pour un contournement dont personne ne sait par où il passera) fait partie du paquet des mesures prévues à Berne. En même temps la Confédération loue l’idée (tellement géniale qu’on se demande pourquoi il a fallu si longtemps pour la trouver…) d’utiliser les bandes d’arrêt d’urgence pour désengorger le trafic aux heures de pointes sur le tronçon Morges-Ecublens. Donc Berne et Winterthour pourraient suivre. Ce ne sont pas ces emplâtres sur des jambes de bitume qui résoudront l’incroyable problème de l’éclatement de la mobilité entre Lausanne et Genève, que ce soit un niveau de la route comme du rail.
Si rien de conséquent n’est entrepris immédiatement, on court droit à la catastrophe. Il existe pourtant une solution fort chère sans aucun doute, mais réalisable plus vite que la durée des interminables palabres des spécialistes de l’OFROU. Cette solution serait de creuser un tunnel sous le lac Léman. Pour mémoire, le tunnel sous la Manche a été réalisé en moins de sept ans sur 50, 5 kilomètres. On pourrait – allez, soyons fous – imaginer un ouvrage mixte rail-route. Une première étape relierait Lausanne à Genève. Puis on raccorderait Villeneuve. Je pense que nos ingénieurs de l’EPFL sauraient faire ce tunnel.
Et sous le lac, il y a de la place et peu de voisins.
* Délégué à la communication du département de l’Intérieur vaudois
Denis Pittet, journaliste *
Mercredi dernier 18 janvier à Berne, la conseillère fédérale Doris Leuthard présente son plan anti-bouchons pour un réseau autoroutier suisse «asphyxié». En 2010, près de 16’00 (!) heures de bouchons ont été comptabilisées, en augmentation de 35% par rapport aux résultats mesurés en 2009. Pour 2030, l’Office fédéral des routes (OFROU) prédit carrément l’apocalypse.
Dans le canton de Vaud, la région de Morges est un véritable pont noir de la circulation. Sa résolution (donc des moyens financiers pour un contournement dont personne ne sait par où il passera) fait partie du paquet des mesures prévues à Berne. En même temps la Confédération loue l’idée (tellement géniale qu’on se demande pourquoi il a fallu si longtemps pour la trouver…) d’utiliser les bandes d’arrêt d’urgence pour désengorger le trafic aux heures de pointes sur le tronçon Morges-Ecublens. Donc Berne et Winterthour pourraient suivre. Ce ne sont pas ces emplâtres sur des jambes de bitume qui résoudront l’incroyable problème de l’éclatement de la mobilité entre Lausanne et Genève, que ce soit un niveau de la route comme du rail.
Si rien de conséquent n’est entrepris immédiatement, on court droit à la catastrophe. Il existe pourtant une solution fort chère sans aucun doute, mais réalisable plus vite que la durée des interminables palabres des spécialistes de l’OFROU. Cette solution serait de creuser un tunnel sous le lac Léman. Pour mémoire, le tunnel sous la Manche a été réalisé en moins de sept ans sur 50, 5 kilomètres. On pourrait – allez, soyons fous – imaginer un ouvrage mixte rail-route. Une première étape relierait Lausanne à Genève. Puis on raccorderait Villeneuve. Je pense que nos ingénieurs de l’EPFL sauraient faire ce tunnel.
Et sous le lac, il y a de la place et peu de voisins.
* Délégué à la communication du département de l’Intérieur vaudois
mercredi 11 janvier 2012
Chronique du Nouvelliste du 11 janvier 2012
Immuable Château St Maire
Denis Pittet, journaliste *
Le profil du quartier de la Cité à Lausanne n’a guère changé depuis des siècles. Normal, si on considère que la Cathédrale marque l’entrée de la colline depuis le 20 octobre 1275 – date de sa bénédiction par le pape Grégoire X, que le flanc ouest est marqué par le bâtiment de l’Ancienne Académie, construite par les Bernois entre 1579 à 1587 et qu’à l’est, on «tombait» des fortifications de la Cité directement dans la vallée du Flon, qui coulait encore à ciel ouvert sur ce qu’est devenu aujourd’hui la rue Centrale.
C’est aujourd’hui le Château St Maire qui nous intéresse. Il marque la fin de la Cité au nord de cette dernière. Depuis 1803, il est le siège officiel du Gouvernement vaudois. C’est pourtant dès 1397 et sous l'initiative de l'évêque Guillaume de Menthonay que le Château est construit. Il a été conçu à la fois comme résidence et comme donjon. Les travaux s'achèvent aux environs de 1431. Devenu le siège des baillis bernois de 1536 à 1798 - comme la plupart des châteaux vaudois - le bâtiment a été entretenu et transformé à de nombreuses reprises.
Le constat, c’est que chaque année dès le printemps, en été évidemment, en automne et un peu moins en hiver, des hordes de touristes font immuablement le même chemin: ils «montent» à la Cité depuis la Palud, visitent la Cathédrale et poursuivent jusqu’au Château, immuablement… fermé au public. Un peu désorientés, sans bar ni terrasse sur l’esplanade qui jouxte la forteresse, ces mêmes touristes repartent par où ils étaient venus.
La nouvelle, c’est que le Conseil d’Etat a proposé de nouveaux travaux de transformation et de rénovation du Château St Maire. Après que la question se soit brièvement posée, il a été constaté et décidé que le Château resterait le siège visible et symbolique du gouvernement vaudois. Les travaux devraient avoir lieu entre 2014 et 2017.
Les touristes continueront d’admirer le bâtiment de l’extérieur. Peut-être auront-ils droit d’ici là à une terrasse et des rafraîchissements. Et les fantômes des Evêques de Lausanne écouteront encore pour longtemps les chuchotements sortis de la vénérable salle du Conseil d’Etat.
* Délégué à la communication du département de l’Intérieur vaudois
Denis Pittet, journaliste *
Le profil du quartier de la Cité à Lausanne n’a guère changé depuis des siècles. Normal, si on considère que la Cathédrale marque l’entrée de la colline depuis le 20 octobre 1275 – date de sa bénédiction par le pape Grégoire X, que le flanc ouest est marqué par le bâtiment de l’Ancienne Académie, construite par les Bernois entre 1579 à 1587 et qu’à l’est, on «tombait» des fortifications de la Cité directement dans la vallée du Flon, qui coulait encore à ciel ouvert sur ce qu’est devenu aujourd’hui la rue Centrale.
C’est aujourd’hui le Château St Maire qui nous intéresse. Il marque la fin de la Cité au nord de cette dernière. Depuis 1803, il est le siège officiel du Gouvernement vaudois. C’est pourtant dès 1397 et sous l'initiative de l'évêque Guillaume de Menthonay que le Château est construit. Il a été conçu à la fois comme résidence et comme donjon. Les travaux s'achèvent aux environs de 1431. Devenu le siège des baillis bernois de 1536 à 1798 - comme la plupart des châteaux vaudois - le bâtiment a été entretenu et transformé à de nombreuses reprises.
Le constat, c’est que chaque année dès le printemps, en été évidemment, en automne et un peu moins en hiver, des hordes de touristes font immuablement le même chemin: ils «montent» à la Cité depuis la Palud, visitent la Cathédrale et poursuivent jusqu’au Château, immuablement… fermé au public. Un peu désorientés, sans bar ni terrasse sur l’esplanade qui jouxte la forteresse, ces mêmes touristes repartent par où ils étaient venus.
La nouvelle, c’est que le Conseil d’Etat a proposé de nouveaux travaux de transformation et de rénovation du Château St Maire. Après que la question se soit brièvement posée, il a été constaté et décidé que le Château resterait le siège visible et symbolique du gouvernement vaudois. Les travaux devraient avoir lieu entre 2014 et 2017.
Les touristes continueront d’admirer le bâtiment de l’extérieur. Peut-être auront-ils droit d’ici là à une terrasse et des rafraîchissements. Et les fantômes des Evêques de Lausanne écouteront encore pour longtemps les chuchotements sortis de la vénérable salle du Conseil d’Etat.
* Délégué à la communication du département de l’Intérieur vaudois
mercredi 21 décembre 2011
Chronique du Nouvelliste du 21 décembre 2011
Ite Missa est
Denis Pittet, journaliste *
Ite Missa est. La messe est dite. Avec l’élection complémentaire au Conseil d’Etat de dimanche, le marathon électoral des Vaudois et ses questions a pris fin pour 2011. Pour 2011. Petit rappel : mars, les communales. En octobre, les fédérales lancent le souffle difficile à cerner réellement de ce vent qui tempête contre l’UDC. Et le 14 décembre, on assiste à l’élection la plus conforme et traditionnelle du Conseil fédéral, malgré les millions de tonnes de commentaires, blogs, twitt, émissions et articles qui prédisaient un combat sanglant.
Mais revenons aux questions qui concernaient directement les Vaudois en cette fin d’année et qui conditionnaient la suite des opérations : Pierre-Yves Maillard allait-il accéder au Conseil Fédéral et qui de Pierre-Yves Rapaz ou de Béatrice Métraux allait accéder au Gouvernement, majorité de droite en jeu? En moins de 4 jours, les réponses sont donc tombées. Et avec elles les conséquences – loin d’être anodines – suivantes : Pierre-Yves Maillard sera là pour les cantonales de mars 2012 et la gauche garde sa locomotive électorale. Béatrice Métraux élue dimanche, la majorité du Conseil d’Etat a passé à gauche.
Ite Missa est pour 2011 mais pas de trêve encore. Le 11 mars, les Vaudoises et les Vaudois éliront le nouveau Grand Conseil et le Conseil d’Etat. On n’aura sans doute jamais vu une campagne électorale si courte, entre la rentrée de janvier et les relâches scolaires qui auront lieu du 25 février au 4 mars. Le premier tour se déroulera une semaine après. Cela ramène les partis à faire campagne bien moins que deux mois. Les listes doivent être déposées le 16 janvier…
L’enjeu des cantonales – on le sait désormais – est de se demander si la droite reprendra ou non la majorité au gouvernement en mars prochain. Les 3 sortants (Broulis, De Quattro et Leuba) seront réélus. Les inconnues de poids sont : qui sera le quatrième candidat à droite? Que fera l’UDC? Et à gauche, la syndique de Morges, Nuria Gorrite, se lancera-t-elle?
On n’a sans doute pas fini de mesurer, dans l’histoire politique du canton de Vaud, le peu d’importance que la droite a accordé à l’élection complémentaire du 18 décembre 2011.
* Délégué à la communication du département de l’Intérieur vaudois
Denis Pittet, journaliste *
Ite Missa est. La messe est dite. Avec l’élection complémentaire au Conseil d’Etat de dimanche, le marathon électoral des Vaudois et ses questions a pris fin pour 2011. Pour 2011. Petit rappel : mars, les communales. En octobre, les fédérales lancent le souffle difficile à cerner réellement de ce vent qui tempête contre l’UDC. Et le 14 décembre, on assiste à l’élection la plus conforme et traditionnelle du Conseil fédéral, malgré les millions de tonnes de commentaires, blogs, twitt, émissions et articles qui prédisaient un combat sanglant.
Mais revenons aux questions qui concernaient directement les Vaudois en cette fin d’année et qui conditionnaient la suite des opérations : Pierre-Yves Maillard allait-il accéder au Conseil Fédéral et qui de Pierre-Yves Rapaz ou de Béatrice Métraux allait accéder au Gouvernement, majorité de droite en jeu? En moins de 4 jours, les réponses sont donc tombées. Et avec elles les conséquences – loin d’être anodines – suivantes : Pierre-Yves Maillard sera là pour les cantonales de mars 2012 et la gauche garde sa locomotive électorale. Béatrice Métraux élue dimanche, la majorité du Conseil d’Etat a passé à gauche.
Ite Missa est pour 2011 mais pas de trêve encore. Le 11 mars, les Vaudoises et les Vaudois éliront le nouveau Grand Conseil et le Conseil d’Etat. On n’aura sans doute jamais vu une campagne électorale si courte, entre la rentrée de janvier et les relâches scolaires qui auront lieu du 25 février au 4 mars. Le premier tour se déroulera une semaine après. Cela ramène les partis à faire campagne bien moins que deux mois. Les listes doivent être déposées le 16 janvier…
L’enjeu des cantonales – on le sait désormais – est de se demander si la droite reprendra ou non la majorité au gouvernement en mars prochain. Les 3 sortants (Broulis, De Quattro et Leuba) seront réélus. Les inconnues de poids sont : qui sera le quatrième candidat à droite? Que fera l’UDC? Et à gauche, la syndique de Morges, Nuria Gorrite, se lancera-t-elle?
On n’a sans doute pas fini de mesurer, dans l’histoire politique du canton de Vaud, le peu d’importance que la droite a accordé à l’élection complémentaire du 18 décembre 2011.
* Délégué à la communication du département de l’Intérieur vaudois
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